Le Col du Sautron

Le Col du Sautron

 


Ascension du Sautron par des soldats du 157e d'Infanterie, photo stéréoscopique de 1897.

Situé à 2685m d'altitude sur la frontière Franco-Italienne, le col du Sautron relie la vallée de l'Ubayette à Larche au Val Maira à Chiaperra.

" Le col de Sautron voit passer les migrants de Cuneo et de ses hautes vallées. En poste dans un des ouvrages fortifiés du secteur, le lieutenant Trémeau alerte les lecteurs de la Revue Alpine sur ce passage « vraiment homicide. » Au printemps, écrit-il, ce sont de « longues caravanes d’hommes, de femmes et d’enfants qui viennent s’embaucher, pour la saison, sur le marché de Barcelonnette. » Les accidents se produisent au retour, effectué non plus en groupe, mais isolément, souvent au mois de novembre. Sur les registres de la paroisse de Chiappera ils sont 34 à y avoir laissé la vie, auxquels il faut ajouter les émigrants inconnus et ceux dont le corps n’a pas été retrouvé. Le jeune officier propose une série de mesures, comme celle de signaler son passage, de former « des brancardiers volontaires recrutés dans les villages » et de construire, sous le col, un abri, ce qui sera fait quelques années plus tard ".
[Migrations d’hier - éditions transhumances]

 
Le Petit Parisien - 19 mars 1905
 
Des Soldats du 157e d’Infanterie trouvent trois italiens perdus dans la neige.

La neige qui, cette année, a fait chez nous de rares apparitions, ne cesse de tomber dans les régions montagneuses de l'est et du sud-est. Elle a causé récement la mort de deux personnes.
Un Italien, nommé Reneiro, accompagné de ses deux fils, Pietro et Antonio, voulut, pour retourner en Italie, traverser le col de Sautron, situé à 2600 mètres d'altitude.
Une bourrasque de neige assaillit en chemin les voyageurs qui, perdus dans la montagne et saisis par le froid, ne purent continuer leur route et se laissèrent tomber dans la neige.
Reneiro et son fils Antonio ne tardèrent pas à être frappés de congestion, et lorsque les malheureux furent retrouvés par des soldats du 157e d'infanterie, munis de ski, ils avaient cessé de vivre.
Le troisième voyageur, Pietro Reneiro, avait les bras, les mains, et les pieds gelés.

Journal de Barcelonnette
Dimanche 29 Juin 1902

Journal de Barcelonnette
Dimanche 6 Juillet 1902

Journal de Barcelonnette
Dimanche 21 Septembre 1902




Le refuge sera complètement ruiné en 1928.

Haut de page