Cette carte postale, datée de juin 1912, nous montre les casernes de Barcelonnette en cours de construction.
Ces nouvelles casernes, "les plus modernes et les plus confortables de France", peut-on lire dans la presse de l'époque, vont servir de centre de détention pour les officiers allemands prisonniers de la Grande Guerre. On voit sur cette carte-photo, la cour intérieure aménagée d'une double clôture pour empêcher les évasions.
Le plan détaillé des installations aux casernes de Barcelonnette dressé par un prisonnier allemand. Un groupe d'officiers allemands pose pour l'édition d'une carte-photo qu'ils utiliseront pour correspondre avec leurs familles.
Des cartes postales sont même éditées en allemand, à l'occasion des fêtes de Noël.
Ces prisonniers ne paraissent pas trop souffrir de leur détention à Barcelonnette. Alors que partout dans le pays on réclame des prisonniers pour pallier au manque de main d'oeuvre du fait de la mobilisation générale, leur utilisation est interdite dans les zones frontières, et par conséquent, dans la Vallée. Quelques hommes de troupes affectés à Barcelonnette seront tout de même employés à la construction du chemin de fer de Gap à la Mure, dans la partie des Hautes-Alpes.
Au premier novembre 1918, on dénombre 683 prisonniers à Barcelonnette : 537 officiers, 2 sous-officiers et 144 hommes de troupes. Beaucoup de cartes postales ont été envoyées par ces prisonniers ; on les retrouve, portant le cachet du dépôt de Barcelonnette.
D'autres cartes en franchise postale, non illustrées, étaient également utilisées par les prisonniers allemands :








Cette autre carte légendée en allemand montre les douches des casernes. Ces conditions de détention heurtent une partie de l'opinion publique et provoquent même de vives réactions au sein du parlement, au regard de celles endurées par nos soldats envoyés au front.



2. gardeau alain Le 24/08/2008 à 10:56
1. delille jean-yves Le 06/06/2008 à 20:30